Point de vue sur...

 

La tresse (Laëtitia Colombani)

note: 5La tresse FILIPA - 16 août 2019

Lire! Fabuleux!

La société des rêveurs involontaires (José Eduardo Agualusa)

La fabrique du monde (Sophie Van der Linden)

note: 5La fabrique du monde FILIPA - 16 août 2019

Très bon.

Bon genre (Inès Benaroya)

note: 5une liberté qui décoiffe virginie - 30 juillet 2019

J'ai hésité avant de lire ce livre par crainte de psychologie de comptoir, en fait j'ai adoré, il est très prenant et se dévore sans modération !

Avril enchanté (Elizabeth Von Arnim)

note: 5Un... enchantement ! Kaeru - 27 juillet 2019

Elisabeth Von Arnim a le don pour nous plonger dans la psyché de ses personnages, qui sont ici toutes les quatre, très différentes. Et pourtant, elles sont toutes décrites de façon très crédible. Si l'époque et le ton ont changé, on constate que les coeur des hommes et des femmes, lui, ne change pas.
Le récit nous plonge donc dans les pensées intimes de femmes qui ne sont pas heureuses soit dans leur mariage, soit dans la solitude de leur vie.. Ce voyage en Italie va les confronter à leurs envies, les permettre de réfléchir et de changer, le tout dans une ambiance ensoleillée et buccolique.

Jacques à la guerre (Philippe Torreton)

note: 4Mon père, ce héros ordinaire Guy, bibliothécaire - 16 juillet 2019

Acteur de théâtre et de cinéma, Philippe Torreton est aussi écrivain. Après « Mémé », dans son dernier roman il donne la parole à Jacques, son père. Il privilégie deux grands moments de son passé : la Seconde Guerre mondiale et la guerre en Indochine, qui expliquent le choix du titre. Il se substitue à son père et invente ou reconstitue son passé. Ce qui donne un texte à la fois réaliste et bouleversant. Pré-adolescent, Jacques va vivre les bombardements à Rouen et avec ses yeux d’enfant il va assister à la destruction de sa ville par les alliés anglais. Imprégné par la guerre, il va ensuite s’engager pour l’Indochine. Dans les deux cas, il va assister à la folie humaine et à ses conséquences tragiques.
Philippe Torreton dresse le portrait d’un homme simple, confronté malgré lui à la violence de son temps.
La construction de ce roman est subtile et proche du montage au cinéma parce que la linéarité chronologique n’est qu’apparente. Dès le début, l’auteur fait des va-et-vient entre Rouen occupée et l’Indochine. À cela s’ajoute la voix intérieure bouleversante de Jacques qui apparait dans plus de dix chapitres en italique et qui exprime avec sobriété ses dernières pensées de mourant sur son lit d’hôpital. Un hommage tendre et nostalgique à une époque disparue.

L'ombre de nos nuits (Gaëlle Josse)

note: 4Une toile de maître au coeur de deux récits Guy, bibliothécaire - 16 juillet 2019

Gaëlle Josse nous plonge au XVIIe siècle, en Lorraine, au cœur de la Guerre de Trente ans. Cet hiver 1639 est particulièrement rude, en plus de la guerre les villageois doivent affronter la peste. Cette période sombre est éclairée par le regard du peintre Georges de la Tour que l’on découvre en pleine création dans son atelier qui est un véritable havre de paix. Il peint Saint Sébastien alité lorsqu’ Irène et sa servante, se penchent gravement sur lui pour lui retirer une flèche à la lueur d’une lanterne.
Comme modèle du visage d’Irène, le peintre choisit sa fille Claude. Deux voix se succèdent dans ce récit, celle du peintre lui-même et celle de Laurent, un apprenti, orphelin, rescapé de la peste et recueilli par la famille de la Tour. Il est secrètement amoureux de Claude, la fille du maitre. Nous découvrons un artiste reconnu, passionné de son art, intransigeant et sévère.
Au printemps 2014, dans un musée de province, une jeune femme s’arrête devant la toile de Georges de La Tour et soudain des souvenirs d’un amour enfoui remontent. Gaëlle Josse tisse les deux époques mais j’ai trouvé que son imaginaire est plus riche au XVIIe siècle qu’il ne l’est au XXIe. Reste malgré tout que ce tableau illumine le livre et change le destin des protagonistes. Ce roman parle aussi d’amour et de passion. Gaëlle Josse m’a une fois de plus impressionné par son écriture douce, sensible et raffinée.

The road (Cormac McCarthy)

note: 5The road CLAUDE - 9 juillet 2019

Tout simplement génial.

Une femme en contre-jour (Gaëlle Josse)

note: 5A la recherche de Vivian Maier Nathalie bibliothécaire - 27 juin 2019

Qui était Vivian Maier, cette photographe de rue américaine inconnue de tous et morte dans le plus grand dénuement ? Dans son dernier roman, Gaëlle Josse s’est penchée sur la légende Vivian Maier et tout le mystère qui l’entoure. Cette légende est née lorsqu’à sa mort des milliers de négatifs photographiques ont été découverts, oubliés dans des cartons. Les négatifs vont révéler des portraits surtout, des portraits de petites gens, d’exclus, des portraits où le regard en dit long sur l’histoire des gens. Plus qu’une passion, la photographie fut pour Vivian Maier une obsession, quelque chose de vital. Alors, chaque jour, elle a arpenté les rues accompagnée d’enfants qu’elle gardait, car elle était aussi nounou. Etrangement, elle ne développa que très peu de photos. Pourquoi ? Il est certain qu’elle aurait connu la gloire si… Avec délicatesse, l’auteure tente de faire un portrait tout en nuance de cette artiste qu’elle qualifie de l’effacement.
Avec toute la finesse et la pudeur qu’on lui connait, l’auteure va combler les blancs de la vie de cette femme. Mais à la fin il subsiste toujours le mystère Vivian Maier et c’est mieux ainsi.

Féroces infirmes (Alexis Jenni)

note: 5Une guerre qui change un homme, une famille, un pays... Guy, bibliothécaire - 27 juin 2019

L’auteur qui a reçu le Prix Goncourt en 2011 pour son premier roman « L’art français de la guerre », donne la parole alternativement à deux générations : celle du père et celle du fils. Au début des années 60, le père, jeune appelé, a participé à la guerre d'Algérie dans les commandos, puis dans la clandestinité avec l'OAS. Il n'est pas revenu indemne de cette guerre étrange. Violent, raciste proche de l’extrême droite, il a vécu l'immigration en provenance du Maghreb comme une invasion. Le fils que l’on retrouve en 2015 dans une cité de banlieue a des contours plus flous. Il subit les humeurs de son père devenu infirme tout en veillant sur lui. C’est un livre très bien écrit qui raconte avec beaucoup de réalisme comment la guerre d’Algérie a détruit les combattants des deux bords et engendré une incompréhension et une haine qui perdurent encore. Un livre de colère et de fureur atténuées par un beau portrait de femme qui apaise cet univers virile.

Le jour où la Durance (Marion Muller-Colard)

note: 4Un livre bouleversant Guy, bibliothécaire - 27 juin 2019

L’auteure nous conduit sur le cheminement de la pensée de Sylvia durant les quatre jours qui précédent l'enterrement de son fils Bastien. Depuis sa naissance Bastien n’a jamais pu parler ni adresser un regard à quiconque. Pendant plus de trente ans, Sylvia s'est occupée de lui nuit et jour. Son plaisir était de l’emmener se promener le long de la Durance dans son fauteuil roulant. Ce roman aborde la question du handicap, de l’accompagnement, du deuil mais également de l’amour maternel. Il évoque aussi la manière dont les habitants de la région ont perçu la création du barrage de Serre-Ponçon. Pour certains comme les parents de Sylvia, ce barrage a été vécu comme un traumatisme parce qu’il a entrainé l’inondation et la disparition de nombreux villages. Marion Muller-Colard, décrit froidement mais avec une grande sincérité les émotions de ses personnages. Elle nous fait partager la souffrance de Sylvia face à la perte de son enfant mais aussi ses difficultés à communiquer avec son mari et leur fille. Heureusement, son amie Malika et le prêtre lui apportent une aide positive et la soutiennent dans sa peine.

L'ombre d'un père (Christoph Hein)

note: 4Un voyage en RDA FLORENCE - 27 mai 2019

j'invite tout le monde à lire ce livre qui questionne l'héritage lourd des enfants de nazis. Le personnage profondément humain est attachant. A travers sa vie nous rencontrons la RDA.

Janesville (Amy Goldstein)

note: 5Declin et espoir Lila, bibliothécaire - 21 mai 2019

En 2008, pendant la crise économique, l'usine Général Motors ferme ses portes, ce qui déclenchant une cascade de conséquences pour les habitants de Janesville.
L’auteure a enquêté sur l’impact de cette fermeture à travers la vie de quelques familles, dont certaines ne se sont jamais complètement remises de cette crise. Elle raconte également le fossé social et politique qui s'est creusé dans la décennie qui a suivi la disparition de l'employeur principal de la ville.
Mais c’est surtout l’histoire d’une communauté capable de survivre à la désindustrialisation et de se relever grâce à sa volonté de fer, de se réinventer. Passionnant.

Après Constantinople (Sophie Van der Linden)

note: 5L’auteure est une conteuse formidable Guy, bibliothécaire - 17 mai 2019

Au début du XIXe siècle, un peintre français Georges-Henri François, venu en Orient pour récupérer des fustanelles, et une Sultane tissent des liens complexes. Le premier est assigné à résidence jusqu'à la production d'œuvres exigées par cette dernière. Malgré ses efforts et la multitude des paysages qui s'offrent à lui, l'artiste ne trouve pas l'inspiration. Il faudra tout le charme de l'énigmatique Sultane pour qu'elle se libère. J’avoue que j’ai été un peu dérouté par ce roman.
Après « La fabrique du monde », « L’incertitude de l’aube » et « De terre et de mer », j’attendais un récit plus intense avec des personnages attachants.
Je me suis tout de même laissé entraîner par l’écriture poétique et envoutante de l’auteur, par ce voyage en Orient qui se contemple comme un tableau de maître.

We are young (Cat Clarke)

note: 5Un roman à la fois sombre et optimiste Maryjo, bibliothécaire - 17 mai 2019

Un très bon roman avec des thèmes sombres, forts et encore tabous pour certains. La galerie des personnages est variée et ce qui est un plus c'est que ces personnages ne sont pas lisses, ni clichés.
Une ode à une jeunesse laissée pour compte, mal aimée voir même malmenée et en tout cas mal comprise.
Un roman à la fois sombre et optimiste. Parfait.

Le plus grand des miracles (Thomas Glavinic)

note: 3Mitigée... CATHERINE - 9 mai 2019

J'ai adorée l'histoire, mais le personnage du père adoptif adoré qui règle ses comptes en pratiquant le meurtre à tour de bras, et l'ascension de l'Everest avec une de ces nombreuses sociétés événementielles laissent un goût un peu... amer.

Mon voisin (Milena Agus)

note: 4Une tendre petite parenthèse CATHERINE - 9 mai 2019

Elle résiste en peaufinant son idée de suicide parfait, mais la vie va lui proposer un autre chemin. Tout le talent de Milena Agus dans un petit livre vite lu, délicieux...

La papeterie Tsubaki (Ito Ogawa)

note: 4Un petit bijou Kaeru - 24 avril 2019

Avis aux amateurs d'action, ne lisez pas ce livre ! Cette chronique dépeint le quotidien d'une jeune femme qui fait peu à peu son deuil... le tout dans une atmosphère sereine et joyeuse, ponctuée par des travaux de calligraphie. Ceux qui connaissent Kamakura auront l'avantage de visualiser les lieux décrits dans le roman ; les autres auront sans doute envie d'y aller et d'y respirer la paisible atmosphère ! Une lecture simple qui fait voyager et donne du baume au cœur, un récit qui parle à tous.

Marthe ou les beaux mensonges (Nicolas d' Estienne d'Orves)

note: 5Un portrait haut en couleur, sensible et truculent Guy, bibliothécaire - 9 avril 2019

Marthe Richard a connu une existence hors du commun. Elle a improvisé sa vie en fonction du cours de l’histoire, des rencontres et des évènements. Estienne d’Orves a tiré de cette vie hors norme une biographie romanesque sensible et joyeuse sans obsession de la vérité parce que Marthe a toujours brouillé les pistes. Son existence fut un festival de violence, de passions, de déceptions, de victoires et de défaites. Une vie de combat. Combat pour les femmes bien sûr mais surtout pour elle-même.

Une jeunesse en fuite (Arnaud Le Guern)

note: 5Un beau roman Guy, bibliothécaire - 9 avril 2019

Un roman nostalgique et mélancolique, qui fait défiler devant nos yeux un flot de souvenirs émouvants. Un récit léger qui alterne entre présent et passé où se mêlent la quête du père et l’éducation sentimentale.

À Mélie, sans mélo (Barbara Constantine)

note: 4Une cure anti grise mine CATHERINE - 5 avril 2019

Vous avez le moral dans les chaussettes ? Faites une cure de Mélie ! Tout simplement délicieux.

La plus précieuse des marchandises (Jean-Claude Grumberg)

note: 5Quel Bonheur CHRISTEL - 2 avril 2019

Un livre de tout beauté sur l'Amour malgré la guerre...Un espoir en ces temps. A lire sans modération...

L'instant de la fracture (Antoine Dole)

note: 5Magnifique ! Maryjo, bibliothécaire - 27 mars 2019

Un texte coup de poing, à fleur de peau, désespéré.
C'est terrible ce silence, ce cri silencieux, inaudible mais qui fait mal, qui vibre et qui a envie de sortir. Sauf que... ce n'est pas si simple. Magnifique.

La vraie vie (Adeline Dieudonné)

note: 5Un premier roman remarquable, puissant et bouleversant Lila, bibliothécaire - 27 mars 2019

Elle a dix ans. Gilles, son frère, en a six. Ensemble ils tentent de déjouer leur quotidien, d’oublier leur mère transparente et soumise et leur père violent et monstrueux. Un jour, un horrible accident plonge Gilles dans un mutisme qui les éloigne. Dès lors, sa sœur va tout faire pour qu'il retrouve sa joie de vivre. J’ai aimé cette histoire mais encore plus cette petite fille sans nom, intelligente, courageuse qui se bat sans cesse, et se rend rarement. Que l’on voit grandir, subir, tomber et se relever, encore et encore…
Un excellent premier roman tour à tour sombre et lumineux, une enfant inoubliable. Une auteure à suivre.

Grace (Paul Lynch)

note: 5Grace ne laissera personne indifférent Lila, bibliothécaire - 27 mars 2019

En 1845, l’Irlande vit depuis quelques mois le début ce qu'on appellera la Grande Famine.
Grace, 14 ans est envoyée sur les routes pour tenter trouver un travail ou n’importe quoi pour survivre. Grace va parcourir l’Irlande du nord au sud, et à travers elle, le lecteur va découvrir l’horreur de la famine. De rencontre en rencontre, d’amitiés hésitantes en amours tentant de naître.
Grace, merveilleuse, lumineuse, émouvante héroïne. C’est à peine si j’ai pu lever les yeux de mon livre, totalement happée par l’épopée de Grâce dans cette terre de désolation.

Starters n° 2
Enders (Lissa Price)

note: 5Très beau livre génial Thomas - 12 mars 2019

Ce livre est super il complète le tome 1 à merveille j'attends le tome 3 !!!

L'étincelle (Karine Reysset)

note: 5Roman passionnant Guy, bibliothécaire - 12 mars 2019

Au mois d’août 1993, Coralie âgée de dix-huit ans quitte la modeste maison de banlieue de sa mère pour passer les vacances dans la splendide villa familiale de son amie Soline. Au contact des personnes qui peuplent cette maison, Coralie va quitter définitivement le monde de l’enfance. Elle a soif d’apprentissages, de découvertes et d’expériences. Elle admire les parents et les enfants qui l’entourent dont l’aisance et la culture la fascinent. Mais derrière les apparences et sa découverte de l’amour, elle va se rendre compte que le monde des adultes est aussi composé de secrets inavouables.
Avec beaucoup d’élégance Karine Reysset restitue, avec son regard d’aujourd’hui, les émois de Coralie et sa soif de vivre. Elle décrit avec une grande justesse ses états d’âme, le cœur partagé entre Soline et Thomas.
Il s’agit aussi d’un roman social où deux réalités s’opposent, celle modeste de sa mère par rapport à l’opulence des parents de Soline. Dans une atmosphère à la fois lascive et trouble, nous assistons à une succession d’épreuves initiatiques, une sorte de rite de passage à l’âge adulte.
Un roman passionnant.

La vie dure trois minutes (Agnès Laroche)

note: 5Un roman sensible Maryjo, bibliothécaire - 12 mars 2019

Un très bon roman sur le travail de deuil et la trahison.
Entre culpabilité, colère et fuite en avant Automne a, dans un premier temps bien du mal à faire face à la réalité.
Sans fioritures inutiles, l'auteur laisse son personnage reprendre goût à la vie.
J'ai bien aimé ce personnage à la fois fragile, fort et déterminé.

Sérotonine (Michel Houellebecq)

note: 1plat et ennuyeux virginie - 20 février 2019

Rabâchage et phrases à rallonge, pour se regarder le nombril (et le reste), même pas choquée, que des platitudes de bobo et du mépris !

Une douce lueur de malveillance (Dan Chaon)

note: 5Brillant Lila, bibliothécaire - 19 février 2019

Dustin psychologue, apprend le même jour le cancer de sa femme et la libération de son frère adoptif Russel condamné pour le meurtre de ses parents. Après 30ans passées en prison, des tests ADN l’on innocenté ce qui va semer le trouble dans la famille. Dans le même temps, Dustin accepte d’aider un de ses patients ancien policier, d’enquêter sur d’étranges disparitions. Si Russel n’est pas le coupable, qui est l’assassin ? Y a-t-il un lien entre ces disparitions et la libération de Russel ? Les intrigues se croisent et ne se ressemblent pas (ou presque), les personnages sont parfaitement brossés, et la tension joue avec nos nerfs.
Ce roman repose sur le doute, le silence, les secrets, les mensonges, la folie …
La fin vous percutera de plein fouet et vous laissera ébahi, estomaqué. Brillant.

Battements de coeur (Cécile Pivot)

note: 5Un bonheur de lecture... Guy, bibliothécaire - 14 février 2019

Pour son premier roman, Cécile Pivot nous conte une belle histoire d’amour entre une femme Anna et un homme Paul que pourtant tout oppose. Ils parviennent à combiner leur vie avec leurs différences dans la plus grande passion. Anna dirige une maison d’édition avec son ami Matthieu tandis que Paul est paysagiste. Paul n’a pas eu d’enfant alors qu’Anna a deux garçons dont l’un est autiste. Anna a manqué de rien matériellement dans son enfance, ses parents ont fait leur devoir mais ils ne l’ont pas vraiment aimée. Sa vie ne les intéresse pas et cette indifférence à son égard la blesse. Est-ce ce sentiment de rejet qui va précipiter sa séparation avec Paul, toujours est-il qu’au bout de 11 ans de complicité le doute va s’insinuer dans leur relation. Vont-ils parvenir à surmonter leurs vieux démons ? Cette chronique d’un amour peut sembler banale mais ce qui fait la différence c’est l’écriture. Elle est simple et sonne juste. C’est à la dernière page que le titre prend tout son sens. C’est un roman délicat et plein d’émotions, chacun se raconte, raconte son amour. La vision de chacun des protagonistes enrichie le récit. L’amitié est également très présente.
Le lecteur se fait sa propre opinion sur les raisons qui conduisent à l’éloignement des deux amants. Les avis peuvent diverger et c’est sur ce point que se trouve la qualité de cette histoire.

Mais leurs yeux dardaient sur Dieu (Zora Neale Hurston)

note: 5Percutant Nathalie bibliothécaire - 14 février 2019

Rien ni personne n’aurait pu imaginer la vie de Janie Mae Crawford, superbe métis à la chevelure magnifique. Sa grand-mère qui est née au temps de l’esclavage a toujours souhaité que sa petite-fille s’élève socialement ; alors elle la convainc de se marier à un vieil homme de plus de 40 ans son aîné. Mais Janie rêve d’amour, d’indépendance. Elle s’enfuit avec un autre homme, Joe. Lorsqu’ils arrivent à Eatonville, il n’y a rien. Juste des noirs. Grâce à sa malice, son ambition et son argent, Joe va construire une ville et en devenir maire. Il attend alors beaucoup de Janie mais surtout qu’elle reste à sa place, ne fréquente que des gens importants, ne se mêle pas à la vie et aux conversations des habitants. Alors Janie fait bonne figure, elle rentre en dedans d’elle comme elle dit. A la mort de Joe, elle continue comme si jusqu’à l’arrivée de Tea Cake, plus jeune qu’elle mais qui va l’ouvrir à la vie. Grâce à lui, elle va enfin se réaliser en tant que femme et vivre comme elle l’entend.
C’est un livre immense sur le monde des noirs qui apprennent la liberté, sans qu’on ne leur ait enlevé les menottes de l’esclavage. Rien que pour ça, il faut le lire.
L’écriture peut au départ être un frein mais après quelques pages on se laisse embarquer par cette façon de parler.

Un monde à portée de main (Maylis de Kerangal)

note: 5Un superbe roman Nathalie bibliothécaire - 14 février 2019

Paula Karst, après avoir suivi partiellement des études sans jamais aller jusqu’au bout, décide de suivre des cours de peinture en décor à la prestigieuse école, rue du Métal à Bruxelles. Elle va apprendre à copier, ou plutôt à faire du trompe l’œil. Elle fait la connaissance là-bas de Jonas au talent incroyable avec qui elle va partager un appartement. Elle rencontre aussi l’Ecossaise Kate. Une fois les études terminées, ces 3 ne se perdent pas de vue. Dans ce dur apprentissage, Paula va apprendre à s’ouvrir au monde, à la matière pour la comprendre et la recréer. Le trompe l’œil ne se copie pas, il se comprend. Tout semble être un trompe l’œil dans la vie de Paula, jusqu’à la découverte finale, sa révélation : son amour pour Jonas.
Maylis de Kerangal peint une véritable fresque à travers un voyage dans le temps !
Lire, c'est avoir le monde à portée de main !

Fukushima (Michaël Ferrier)

note: 5Fukushima de Michaël Ferrier MARIE - 3 février 2019

A lire absolument en cette époque où l'on nous parle d'énergie "propre", de respect de la planète et de protection de l'environnement.

Sergent papa (Marc Citti)

note: 4Un roman plein de charme Guy, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Mathieu Scarifi, comédien décrépit est le héros de ce premier roman de Marc Citti. On découvre au fil du récit que Mathieu a abandonné son fils Antoine très tôt, non pas pour voyager mais parce qu’il ne se sentait pas capable de l’éduquer correctement. Antoine a donc grandi sans père mais avec la collection de ses disques qui l’ont sans doute conduit à devenir musicien. Aujourd’hui il est devenu un prodige de la scène rock avec son groupe les « extradés » et son père assiste à cette ascension en silence. Marc Citti connait parfaitement le monde du cinéma, du théâtre et de la musique puisqu’il est issu de ce milieu. Son récit est très crédible, peut-être même un peu autobiographique ? Il manie merveilleusement bien la langue française et sait nous émouvoir, notamment à la fin du livre avec la lettre qu’il écrit à son fils.
Voici donc un roman plein de charme que je vous invite à découvrir.

Modèle vivant (Joann Sfar)

note: 1Une chronique souvent drôle et parfois grinçante Guy, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Dans un style très libre, féroce et pertinent Joann Sfar s’interroge sur l’époque dans laquelle nous vivons à partir des revendications féministes. Il utilise son expérience de professeur d’arts plastiques pour dépeindre la réalité d’une société qui est de plus en plus procédurière. La création artistique qu’il s’agisse de la peinture ou de la littérature est soumise à une censure qui va finir par l’étouffer.
Cette chronique alimentée par sa propre expérience est souvent drôle parfois grinçante.
Il s’agit de mon point de vue plus d’un essai que d’un roman.

Ca raconte Sarah (Pauline Delabroy-Allard)

note: 5Une ode à la jouissance des sens et du cœur. Lila, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Professeur de lycée, la narratrice élève seule sa petite fille depuis que le père l’a brusquement quittée. Un 31 décembre, au cours d’un réveillon, débarque une violoniste prénommée Sarah, à la beauté étrange. Une vraie tornade, toute en exubérance et en excès. Ça raconte Sarah décrit les tumultes d’une folle passion amoureuse entre deux femmes. C'est l'histoire d'un coup de foudre, d'une passion. Un tourbillon d’émotions, de mots et de fureur, fureur de mourir et fureur de vivre.
Une plume délicate et virevoltante, un vrai bijou, un moment de grâce. Par son style, son écriture et sa sensibilité,l'auteure réussit à nous transporter dans ce que vit la narratrice. Plongez-y, c’est étourdissant.

My absolute darling (Gabriel Tallent)

note: 5Un roman coup de poing qui ne ménage pas le lecteur Lila, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Turtle, jeune adolescente de 14 ans vit avec son père abusif, philosophe, violent, aimant, dans une maison vétuste isolée sur la côte nord de la Californie. Si elle a du mal à s’exprimer, elle sait manier les armes à feu comme personne. Si elle ne sait pas s’intégrer socialement, elle sait survivre dans une forêt hostile. Mais le danger vient-il forcément de l’extérieur ?
Ce roman est dur, violent, beau mais pas glauque ! Il m’arrive souvent de penser à la jeune Turtle, qui est un des personnages les plus forts que j'ai pu rencontrer dans un roman. Et il est fort probable qu’elle vous hantera longtemps.

Transparente (Érik Poulet-Reney)

note: 4Une bonne lecture Maryjo, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Ce roman est une jolie surprise. L'auteur aborde souvent le thème des secrets de famille et cette histoire atypique ne déroge pas à la règle. De belles références littéraires et une écriture fluide et précise donnent au lecteur du plaisir à lire cette histoire. Il y a un ou deux passages que je trouve maladroits et même si la fin ne m'a pas surprise, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman.

Le coeur blanc (Catherine Poulain)

note: 5Puissant SYLVIE, bibliothécaire - 29 décembre 2018

Nous sommes dans les années 90, dans une campagne française agricole, parmi les saisonniers. Toute une faune bigarrée qui louent ses bras pour une bouchée de pain. Des étrangers bien souvent et puis des français, échoués là, farouches défenseurs de la liberté que leur offre ce travail, nomade, en pleine nature, avec un patron qui ne le reste qu’un jour ou une semaine. Mais la contrepartie, c’est ce corps à corps avec le labeur éreintant, dans l’intense et accablante chaleur ou le froid mordant quand vient l’hiver. Et puis après le travail, la solitude guette et tous se retrouvent au café. On y dépense l’argent gagné durement la journée et on s’abrutit d’alcool, chaque soir. Rosalindre et Mouna sont deux jeunes femmes, libres et sans attache, elles aussi se déplacent là où le travail se présente. Et pourtant, elles cherchent, elles poursuivent leur quête malgré ou grâce aux fêlures passées et au désir exigeant de se confronter à la brutalité et à la violence des corps et de ne fuir aucune réalité. Voici un roman qui secoue, bien encore après avoir tourné la dernière page, par son souffle dramatique, ses personnages, grandioses et à la fois déchus et surtout, par son âpre puissance vitale.

Tenir jusqu'à l'aube (Carole Fives)

note: 4L'ambivalence des sentiments Guy, bibliothécaire - 19 décembre 2018

Ce roman écrit à la troisième personne décrit froidement le quotidien d’une jeune femme célibataire qui s'occupe seule de son fils de deux ans. Le père n’a pas donné de signe de vie depuis longtemps et ne paye pas de pension. Nous ne connaissons pas le prénom de la mère ni de l’enfant. Nous assistons à l’aliénation de cette mère dépassée par son fils qui du matin au soir doit s’occuper de lui. Sans famille à proximité, sans crèche et n’ayant pas l’argent pour payer une baby-sitter, elle doit assumer seule la garde et l’éducation de son enfant. Ses rares moments de liberté, elle les passe à regarder les forums sur Internet concernant les mères célibataires. Mais son plus grand plaisir est de fuguer certaines nuits lorsque l’enfant dort enfin. Elle s’éloigne de plus en plus de son domicile pour retrouver un semblant de liberté et de légèreté. Ne risque-t-elle pas un jour de ne pas rentrer ?
Un roman social qui décrit sans concession l’univers étriqué et sans espoir de certaines mères célibataires.

Les fureurs invisibles du coeur (John Boyne)

note: 5Tellement romanesque Lila, bibliothécaire - 19 décembre 2018

Dès les premières pages, j’ai su que j’allais aimer ce roman.John Boyne tisse une épopée extravagante, sombre et merveilleuse qu'on ne peut pas lâcher. L’histoire de plusieurs générations qui gravitent autour de notre héros dans une Irlande puritaine gouverné par l’Église face au reste d'un monde en plein renouvellement.
Une merveille. Ne laisser pas passer ce roman sans le lire. Ce livre me poursuivra toujours tant il m’a touchée et éblouie.

Sentinelle de la pluie (Tatiana de Rosnay)

note: 5Assez captivant MARYSE - 12 décembre 2018

Il y a la crue de la Seine (malheureusement pas improbable) et puis les histoires de famille plus ou moins cachées et tout ça fait un roman bien écrit et qui vous tient en haleine ! Vraiment bien et encore plus quand on est parisienne du 15è et qu'on vit maintenant dans la Drôme : les 2 sites du roman !

La tête sous l'eau (Olivier Adam)

note: 5Roman juste et addictif Maryjo, bibliothécaire - 29 novembre 2018

Depuis la disparition de Léa ses parents, son frère tentent de survivre. La vie a repris son court mais rien n'est plus comme avant. Lorqu'enfin Léa est retrouvée l'équilibre de la famille est à nouveau bouleversé. Tout le monde retient son souffle, en attente des révélations que voudra bien faire Léa sur ce qui s'est passé. La peur, le traumatisme, la résilience mais aussi le rôle des médias, la société et ses déviances… sont certains des thèmes abordés dans ce roman.

Après un début un peu timide, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, très bien écrit. La plume d'O. Adam est fluide et il a très bien su dépeindre certains travers de notre société, devenue à la fois voyeuse et inhumaine. Aucune concession et pourtant nulle impudeur dans ce récit. Un roman juste et addictif.

Le coeur converti (Stefan Hertmans)

note: 5Roman passionnant Nathalie bibliothécaire - 29 novembre 2018

Vigdis est la fille d’un riche seigneur normand. Elle est naturellement promise à un autre seigneur. Mais lors de l’une de ses promenades, elle croise le regard d’un jeune homme, David, un étudiant juif. Leur union est impossible car Vigdis est catholique. Pour s’aimer, ils n’ont d’autres choix que de s’enfuir. Leur périple à travers les routes les mèneront jusqu’à Narbonne puis dans un petit village, Monieux. Nulle part en Europe, les Juifs ne sont en sécurité. C’est le temps de pogroms, on reproche aux juifs d’apporter le malheur. Monieux n’échappera pas à la règle. Vigdis, devenue Hamoutal reprendra la route seule à la recherche de ses enfants. Ses pas la mèneront jusqu’au Caire. C’est dans cette ville, que l’auteur va découvrir l’existence de cette femme et c’est son histoire que vous allez découvrir.
Roman passionnant où le lecteur chemine sur les pas d’une femme dans une époque dangereuse mais où l’Histoire prend forme.

Avec toutes mes sympathies (Olivia de Lamberterie)

note: 5Magnifique hymne à l’amour fraternel. Guy, bibliothécaire - 29 novembre 2018

L’auteure critique littéraire dans la revue Elle est passée de l’autre côté du miroir parce qu’à la suite du suicide de son frère en 2015, elle a éprouvé le besoin d’écrire sur lui. Elle a voulu continuer à le faire vivre en invoquant son souvenir. Elle a voulu dire le grand malheur de l’avoir perdu et la joie de l’avoir eu pour frère. Il ne s’agit pas d’un livre triste bien au contraire, derrière les larmes, derrière la colère, il y a aussi la vie qui continue. Elle a su rendre universel un drame pourtant très personnel. Un livre intime, vibrant, à fleur de peau, très émouvant.

Magnifique hymne à l’amour fraternel.

Frère d'âme (David Diop)

note: 5Le souffle de ce roman vous suivra longtemps Lila, bibliothécaire - 15 novembre 2018

Alfa Ndyaye et Mademba Diop, deux jeunes de 20 ans, amis d'enfance, deux tirailleurs sénégalais dans la boucherie de la Grande Guerre. Dès la première page, Mademba sera blessé à mort, dans son agonie il va soumettre Alfa à un dilemme entre bienséance et charité.
Traumatisé par la mort de son ami, une folie meurtrière s'empare de lui. Il devient une machine de guerre, au point d’effrayer ses camarades. Il est renvoyé derrière les lignes, Alfa va se plonger dans les souvenirs de son enfance en Afrique, paisible, pleine de tendresse contrastant avec la débâcle furieuse de cette guerre fratricide atroce, il va tenter de se libérer , de retrouver l'espoir et redevenir Humain. L'écriture de l'auteur est riche et flamboyante, un grand écrivain a vu le jour avec Frère d’âme.
Lisez-le. Le souffle de son récit vous suivra longtemps.

Reviens (Samuel Benchetrit)

note: 4une belle surprise Florence - 7 novembre 2018

je n'avais rien lu de lui et ce roman a été une belle découverte. C'est une histoire simple mais il y a un je-ne-sais-quoi de décalé, de poétique. Cet homme plus qu'un écrivain est un artiste.

L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes (Karine Lambert)

note: 5Très bonne lecture Dezi - 4 novembre 2018

J'ai beaucoup aimé ce livre, dont l'histoire est assez légère malgré quelques passages tristes. La plume de l'auteure est très fluide. Les personnages attachants...
Vraiment un très bon moment de lecture !

[chronique disponible ici : http://www.decouvertesdedezi.com/2018/05/l-immeuble-des-femmes-qui-ont-renonce-aux-hommes-de-karine-lambert.html ]

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une (Raphaëlle Giordano)

note: 5Très bonne lecture Dezi - 4 novembre 2018

Il s'agit de ma première lecture de développement personnel, et j'ai trouvé que c'était une très bonne expérience.
J'ai apprécié la légèreté de l'histoire et les notes d'humour qui sont présentes. De plus des conseils et des exercices sont distillés tout au long du récit, ce qui évite de rendre le roman lourd ou ennuyeux.

[la chronique est disponible là : http://www.decouvertesdedezi.com/2018/04/ta-deuxieme-vie-commence-quand-tu-comprends-que-tu-n-en-a-qu-une-de-raphaelle-giordano.html ]